21.3.13

la fin des légendes ou bientôt un nouveau défi #2

Aujourd'hui, je lance la fin de la deuxième légende racontée à Cáceres. Il s'agit de la légende du martin-pêcheur. Comment cet oiseau a-t-il gagné ses belles couleurs ?

Martin-pêcheur (Alcedo atthis) (photo n°1 dans la série)
www.nundafoto.net

«On rapporta un jour à l'évêque Martin que sur les bords du grand fleuve vivait un oiseau au plumage sombre. Les jours de grande disette, ses petits allaient chercher une éventuelle nourriture au fond de sa gorge et il était courant de dire qu'il était le seul animal à donner son coeur.
Un jour que Martin se promenait au bord du fleuve, il aperçut l'oiseau. Il l'observa puis l'appela. L'oiseau abandonna sa quête de poissons et se percha près de Martin. 
«Tu es obéissant et, à ce qu'on m'a dit, tu es prêt à sacrifier ta vie pour ta famille, aussi je veux te récompenser !»
Les plumes sombres de l'oiseau disparurent instantanément, et en se regardant dans le miroir de l'eau, il fut tout joyeux, car il était maintenant le plus bel oiseau du fleuve, au plumage arc-en-ciel aussi doux et lumineux que de la soie.
«Oiseau symbole de la foi et de la fidélité, je te donne mon nom, tu t'appelleras Martin-Pêcheur et tu ne manqueras plus jamais de petits poissons dans toutes les rivières, fontaines et ruisseaux.»


Yves de Saint-Jean, Pays Sages de Loire, Contes et Raconteries

Bravo aux étudiants de Cáceres, qui ont  fait  bien mieux que dans la version originale, puisque dans le conte qu'il m'ont raconté, le martin-pêcheur, récompensé, puise directement ses couleurs au coeur de l'arc-en-ciel !


PS : Vive le Printemps !

20.3.13

La fin des légendes ou bientôt un nouveau défi#1



Le temps des légendes prend fin (ou aurait dû déjà prendre fin, mais voilà...), et  il sera bientôt temps de lancer un nouveau défi, alors il est plus que temps pour moi d'écrire ici la fin des histoires dont le début a été raconté, il y a un mois maintenant, à Cáceres. Toutes ces légendes sont situées en Touraine, la région dont je parlais ce jour-là.
Commençons par la légende du Roitelet : Comment ce petit oiseau devint-il roi des animaux ?

Les animaux se réunirent un jour en une grande assemblée sur une  des plus grandes îles de la Loire, pour décider lequel d'entre eux  deviendrait le roi des animaux.  Les plus forts, les plus grands, les plus malins, tous les animaux voulaient le titre. Mais il fut décidé que le roi devait être un oiseau. Pouvant s'élever dans les cieux et survoler tout le pays, il pourrait facilement observer ce qui se passait aux quatre coins de son royaume. C'est ainsi qu'un concours fut organisé. L'oiseau qui s'élèverait le plus haut dans le ciel deviendrait le roi. Tous les oiseaux se rassemblèrent à la pointe de l'île et le départ fut donné, dans une grande envolée de plumes et de couleurs. Rapidement, l'aigle domina la course, car il planait bien au-dessus de toutes les autres espèces. Et l'on entendait déjà le murmure de sa victoire se répandre parmi les animaux, lorsque, soudain, un tout petit oiseau, caché dans l'épaisseur de ses plumes, prit son envol juste au-dessus de lui. C'est de cette façon que l'aigle devint le roi, et le roitelet, le petit roi.

Bravo aux étudiants de Cáceres qui ont deviné, exactement comme la légende le dit, la fin de l'histoire !

12.3.13


Légende de Montargil

La légende veut que lors de la formation du royaume du Portugal, l’Alentejo a été peuplée par nos premiers rois, qui étaient des descendants des chevaliers français.
Les rois, comme récompense de leur victoire, ont donné des terres aux Croisés.
L’un d’eux, qui pouvait être de la ville de Montargis, en France, a jugé bon de vivre dans un village de l’Alentejo,et il a dit «appelez-le Montargil».
Cette version est crédible, puisque près de ce village, à Montalvo du Sor, s’est établie une colonie française.


                                                                                 João Brazão

11.3.13

Une légende de Pâques

Le carême est le temps compris entre le mercredi et le dimanche de Pâques.
C´est une saison de pénitence et de réflexion. Au Portugal, il y a une légende qui raconte que la peur fait que certaines villes se vident à ce moment de l´année.Beaucoup d´histoires de fantômes sont racontées, comme la mule sans tête, ou le prêtre qui marche pendant la nuit. Cela fait qu'à cette période de l'année, les rues sont vides.

 Si un fantôme apparaît, montre ton chapelet et il part.

 Zilene Rocha